(BM) - love makes your soul crawl out from its hiding place

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(BM) - love makes your soul crawl out from its hiding place

Message par Jax Beauchamp le Mar 20 Mar - 14:04






JAX BEAUCHAMP
36 years old

Your lion's heart will protect you under stormy skies
(scars, james bay & @tumblr)


#1 ORIGIN

originaire de : il est originaire de monroe, en louisiane mais a passé tous les étés de son enfance et de son adolescence à mount oak, d'où est originaire sa mère. statut : célibataire, il faut dire qu'à part pour quelques tordu(e)s, la prison n'est pas un attrait particulier. emploi : sans emploi, gardien forcé d'une fillette de sept ans. traits de caractères : il n'y a rien de très accueillant dans la personnalité de jax. bougon, taciturne, méfiant, distant, il fait preuve de cynisme ou de mépris, selon son interlocuteur et son séjour en prison n'a pas adouci son caractère déjà très difficile. malgré tout, sous la surface, gronde un feu furieux, nourri par l'enfance pénible qu'il a eue, par le chagrin et le deuil de la mort de sa mère, par les obstacles qui sont venus bouleverser son existence. jax est pourtant quelqu'un de fiable, sur qui l'on peut compter, s'il le décide. de sa masse impressionnante émane une force tranquille qui peut basculer d'un moment à l'autre en danger. gare à celui qui se frotte à ses piques lorsque l'humeur de jax beauchamp est hérissée.


Jax Beauchamp est né dans une famille hautement dysfonctionnelle. D’ailleurs, il n’a jamais compris comment sa mère a pu se laisser embrigader dans une relation aussi toxique que celle qu’elle entretenait avec son père. Originaire d’une petite ville de l’Etat de New York, elle a tout quitté pour venir s’installer avec son époux à Monroe, en Louisiane, et y donner naissance à deux enfants : Jax et Skylar. Si sa mère était une femme douce et fragile, facilement en proie à toutes les maladies qu’elle croisait, son père fut tout le contraire. Autoritaire, brutal, hargneux, il exerçait sur sa famille une emprise asphyxiante. Quand il était sobre, ce qui était plutôt rare, il ignorait totalement sa progéniture mais il suffisait d’un verre de whisky pour que tout bascule et devienne un cauchemar. Si Jax n’a pas fugué dès qu’il en a eu l’occasion, d’ailleurs, c’est uniquement parce que sa mère le suppliait de ne pas le faire, lui rappelant qu’elle comptait sur lui autant que Skylar. Tiraillé entre la fureur qui grondait en lui et le besoin de protéger sa mère, Jax est donc resté. Il aura fallu que sa mère soit emportée par un mal soigné trop tardivement pour que le jeune homme laisse éclater la colère sourde qui lui vrillait les entrailles. Résultat : un homme mort, un jeune homme à peine majeur en prison et une sœur forcée de se débrouiller seule. ~ Mount Oak, Jax l’a vu tous les étés et des sentiments très mitigés y sont associés. Ces séjours dans la ville natale de leur mère étaient pourtant synonymes de répit et de liberté, leur père n’ayant jamais daigné faire le déplacement pour préférer occuper ses journées à ce qu’il savait faire de mieux : boire. Skylar et lui retrouvaient donc dans la petite ville des visages familiers, chaque année. Mais ceux-ci seraient probablement restés des silhouettes étrangères si Skylar ne s’était pas efforcée de nouer des liens avec tous les jeunes de leur âge. Quelque peu contraint de subir l’exubérance et l’extraversion de sa sœur, Jax fit dès lors la connaissance de nombreuses personnes, des gens avec qui il n’avait aucun contact en dehors de ces deux mois estivaux, la plupart du temps, mais il se trouvait parmi eux des personnes qui, quoi qu’il arrive, devaient rester dans le paysage de Jax, même si c’était de façon lointaine. Parmi eux, Brandon Rose, bel éphèbe qui n’avait de cesse de tournebouler les sensations du Louisianais, pour le plus grand malheur de ce dernier. ~ Jax ne l’a jamais vraiment caché, ni à lui-même, ni aux autres (à part peut-être son père, mais cela ressemble plus à de l’instinct de survie qu’à une quelconque honte viscérale). Il a toujours été attiré par les garçons, puis les hommes. Il n’a pas eu peur de partir à la découverte de ce grondement qui le poussait vers ses congénères. Il n’en est pas moins resté fidèle à lui-même : distant, prenant ce qui lui convenait et rejetant le reste, s’accaparant quelques instants dans la pénombre pour ensuite oublier totalement celui sur qui son dévolu s’était jeté en cours de soirée. Jax n’avait jamais fait grand cas de son homosexualité, elle revêtait, comme tout le reste, un côté imprévu, s’adaptant aux situations et aux circonstances, sans s’enraciner bien loin. Il n’y a eu guère que ce souvenir lointain de Mount Oak. Mais il n’est plus que cela : un souvenir. Le conflit avec son père, le drame qui en a découlé et la cellule où il a échoué ont eu tôt fait d’effacer tout le reste. ~ L’événement qui a fait définitivement basculé la vie de Jax, c’est le meurtre de son père. Bien que provoqué par un acte de légitime défense (il défendait sa sœur d’un nouvel accès de violence du patriarche), cela n’a pas empêché Jax d’être déclaré coupable. Il n’a pas eu le temps de dire au revoir à Skylar, comme il fut transféré immédiatement à la prison de la région. Sa sœur s’évertua bien à lui rendre visite mais il finit par tout simplement refuser de se rendre au parloir car voir les yeux gonflés de la jeune femme lui arrachait le cœur. Il n’apprit que plus tard qu’elle avait décidé d’aller s’installer à Mount Oak, où il leur restait un peu de famille. Il ne la revit plus ensuite.  

〚 Était-ce pure coïncidence que the departure se produisit le jour de la sortie de prison de Jax Beauchamp ? Que ce soit le cas ou non, c’est pourtant bien ce qui se passa. Le Louisianais avait été libéré dans la journée. Il avait récupéré ses quelques effets personnels – dérisoires, après tant d’années passées derrière les barreaux ; d’ailleurs, il en jeta les trois quarts dans la première poubelle qu’il croisa – et avait quitté la large bâtisse où il avait été incarcéré ces quatorze dernières années. Il ne lui jeta pas un regard, d’ailleurs, elle ne lui manquerait pas. N’importe qui aurait été tenté de lancer un dernier coup d’œil par-dessus son épaule, pour être certain de ne pas rêver, de pouvoir voir la prison diminuer à chaque pas qui l’en éloignait. Mais pas Jax. Les poings enfoncés dans ses poches, il marcha tout droit, le long de la route, se contrefichant de la direction prise. Il n’avait eu personne à contacter pour venir le chercher et, de toute façon, il n’avait eu aucune envie d’être ramassé devant cet Enfer terrestre où il avait stagné déjà trop longtemps. Peu importe où il allait, il n’avait nulle part où se rendre, il n’y avait personne pour l’accueillir. La maison qui l’avait vu grandir avait été depuis longtemps rachetée et retapée et il n’avait vraiment aucune envie de la voir. Son père n’avait pas d’autre famille, à l’époque, fils unique qu’il était, orphelin depuis sa prime jeunesse. Tout comme lui, maintenant ? Jax ne se considérait pas comme à plaindre, bien que sa mère lui manque encore terriblement. Elle était mieux là où elle était, il n’aurait pas voulu voir la mine qu’elle affichait si elle avait dû attendre qu’il sorte de prison. Il préférait garder le souvenir du piano devant lequel elle s’installait dès que son mari était parti, emplissant la maison grinçante des notes douces et de sa voix veloutée. Quant à Skylar, cela faisait des années qu’elle était partie. Il avait fallu du temps pour qu’elle comprenne qu’il était et resterait intraitable mais elle avait fini par abandonner l’espoir de le revoir. Quand elle lui avait écrit, un mois après son départ, pour lui apprendre qu’elle était allée vivre chez leur grand-mère à Mount Oak, Jax avait fixé la lettre d’un œil morne, comme si les mots lui passaient à travers, comme s’ils ne s’enfonçaient pas durement dans son cœur d’acier comme tant de langue de feu, prêtes à le faire chavirer et à l’incendier. Mais elle avait bien fait, il avait même été soulagé d’apprendre qu’elle n’errait pas seule, quelque part. Il marcha deux bonnes heures avant d’arriver à ce qui ressemblait plus à une pompe à essence et deux trois maisons délabrées qu’à un village mais ce hameau portait pourtant un nom. Il l’oublia presque aussitôt après l’avoir lu. Il chercha et trouva une petite cabine téléphonique dans laquelle il se carra comme il put avant de composer le numéro qu’il avait appris par cœur, sans même s’en rendre compte. C’était celui qu’elle lui avait donné dans sa dernière lettre, pour lui dire qu’il pourrait la joindre là quand il sortirait, qu’ils aviseraient, qu’ils s’en sortiraient. Il n’avait pas répondu, comme pour les autres lettres, plus par honte de ses difficultés à l’écrit que parce qu’il tenait à ce mutisme, mais il avait retenu les chiffres. Quelques sonneries retentirent et il les écouta distraitement, fixant un point vague à l’horizon. « Skylar ? » Sa voix lui parut rocailleuse (quand l’avait-il seulement utilisée pour la dernière fois ?) quand le prénom de sa soeur lui échappa. Un silence lourd lui répondit et, sans même réaliser encore combien il voyait juste, il sentit que quelque chose n’allait pas.
Il était 18h39, Skylar avait disparu depuis plus de quatre heures.
Comme tant d’autres. 〛


~~~


#2 REFLEXION

originaire de : il est originaire de monroe, en louisiane, mais il n'y a plus mis les pieds depuis plus d'une décennie. depuis que sa mère est morte, en réalité, puisqu'il a mis les voiles dès le lendemain de son enterrement, laissant son père et sa soeur dans son sillage, bien déterminé à abandonner cette enfance muselée par un père tyrannique, abusif et alcoolique. statut : il est marié mais ce mariage n'est qu'une façade destinée à les libérer, lui et son épouse, d'une vie à laquelle ils voulaient échapper. un arrangement qui leur convient donc parfaitement à tous les deux et qui a permis de voir naitre une drôle de complicité. emploi : d'abord homme de main pour un homme au placé aux genoux tremblants, jax a peu à peu gravi les échelons pour obtenir un poste intéressant. quant à ce qu'il fait exactement, personne ne le sait vraiment, mais il semble être une personne de confiance à qui on fait appel en cas de pépin. traits de caractères : s'il n'est pas très causant, c'est parce qu'il a appris qu'il valait mieux être prudent dans ses propos. jax s'est donc parfaitement adapté à la situation et est devenu quelqu'un de mystérieux qui ne laisse rien transparaitre de ce qu'il pense réellement. calme, posé, il se montre sociable quand cela s'avère nécessaire mais s'abstient de nouer une quelconque véritable relation avec les autres. il n'y a guère que son épouse avec qui il se permet d'être plus expansif. ponctuel, sérieux, il est un homme de confiance qui entend bien garder la maitrise de sa vie, quitte à ce que ça implique de devoir côtoyer des gens qu'il déteste.


〚 La sonnerie résonna dans tout l’appartement, stridente, nerveuse. Elle était faite pour réveiller et elle n’y manqua pas puisque la large silhouette qui sommeillait dans le lit sursauta dès le premier hululement. Un grondement sonore émana du corps à moitié conscient mais il fallut que Jax répète son ordre pour que l’appel cesse. « Silence ! » grogna-t-il entre ses dents en se tournant sur le dos, s’écartant de la jeune femme qui dormait à ses côtés et qui ne semblait pas avoir été perturbée outre mesure par ce bruit désagréable. Ce fut tout juste si elle émit un soupir en glissant sa tête sous son oreiller pour retrouver les limbes dans lesquels elle errait. Jax l’imita, relâchant l’air qui lui comprimait les poumons, et ouvrit les yeux pour fixer le plafond ou ce qu’il en devinait, du moins. Il tourna la tête pour déceler l’heure et tendit le bras pour attraper le fauteur de trouble. Un coup d’œil suffit à confirmer ce qu’il redoutait : un appel urgent dont la teneur restait encore un mystère mais il n’allait pas tarder à apprendre ce qu’on lui demandait, cette fois. Lentement, l’homme de main se redressa et repoussa les draps pour aller dans la pièce voisine. Il ne tenait pas à réveiller sa femme. La lumière tamisée s’alluma automatiquement, s’adaptant à l’heure pour ne pas déstabiliser le confort visuel de Jax. Il pressa l’écran tactile et l’appareil rappela l’émetteur de l’appel. Une voix familière envahit la pièce et lui demanda, avec une certaine angoisse dans la voix, si Jax pouvait venir immédiatement. « Où êtes-vous ? » s’enquit-il en allumant son ordinateur pour traquer son employeur. Celui-ci semblait s’être réfugié dans son bunker, Jax ne voulait même pas savoir pourquoi, il connaissait le courage inexistant de l’homme qui le payait, ce serait encore ridicule, probablement, mais il ne pouvait échapper à son devoir et il émit un grognement en guise de confirmation avant d’éteindre son appareil. « Qu’est-ce qu’il voulait ? » souffla une voix à moitié endormie. Jax jeta un coup d’œil à la demoiselle qui vivait avec lui et qu’il n’avait pratiquement jamais touchée. Un arrangement amical qui leur seyait tous les deux et qui contentait visiblement tout leur entourage. Qu’ils soient aveugles à leur couple factice ou non, Jax s’en fichait, tant qu’on lui foutait la paix. « Je ne sais pas exactement. Il faut que j’aille le chercher » Elle eut une moue impatiente et fit demi-tour, retournant la douce pénombre de leur chambre à coucher. Combien de temps allait-il encore accepter un tel mode de vie ? Il l’ignorait. Son seul instinct fut de jeter un coup d’œil à son bras, là où était implantée la puce électronique qui enregistrait ses moindres mouvements. Il était temps qu’il envisage une reconversion, songea-t-il en allant dans le hall pour troquer ses vêtements contre son uniforme. Il était temps qu’il ôte cette extension qu’il avait de plus en plus de mal à supporter.〛



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OUT OF TIME
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Jax Beauchamp

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