FS - (a master of speaking silently)

Aller en bas

FS - (a master of speaking silently)

Message par Jax Beauchamp le Mar 20 Mar - 14:01




jax beauchamp.
I think you should know you’re his favourite worst nightmare.


(date & lieu de naissance): il est né un dix juillet, dans l'arkansas. il y a laissé sa jeunesse, son insouciance et le peu de bonheur qu'il pouvait avoir en perspective. (âge): il a vingt-trois ans, un âge où il considère qu'il devrait être quelque part dans la vie mais où qu'il regarde, c'est le brouillard intégral.  (origine/nationalité): il est américain, purement et simplement. à sa connaissance, il n'a aucune lointaine origine, aucun exotisme ne court dans ses veines. il a même parfois l'impression d'être l'archétype de l'américain blanc et pauvre et sans avenir. (statut civil): célibataire, il ne sait pas faire autre chose. il n'a d'ailleurs jamais été en couple et n'aspire pas à l'être. il préfère sa liberté de mouvement, sans attaches, sans contraintes. (emploi/études): il n'a pas fait d'études, parce que ses parents n'avaient pas les moyens de lui payer quoi que ce soit, c'est certain, mais il n'aurait même pas été admis dans une université, même la plus pourrie. ses notes étaient catastrophiques et il n'a même pas terminé le lycée. la faute à une dyslexie prononcée qu'on n'a jamais essayé d'atténuer mais aussi au désintérêt profond de l'adolescent pour ce que les professeurs avaient à lui inculquer. (traits de caractère): il est sombre, jax. il se cache derrière une façade désinvolte mais il se sent happé par le vide de son existence et le manque de perspectives de celle-ci. il fait le fier devant le reste du monde mais, au fond, il sent bien le gamin terrorisé qui ne l'a jamais quitté et qui a fait de lui un adolescent puis un jeune homme récalcitrant, désordonné, bagarreur, cynique, sanguin, renfermé, solitaire, sur la défensive, méfiant et qui se soustrait à toutes les situations qui nécessiteraient qu'il s'implique. il est assez taciturne et joue la carte du je-m'en-foutisme à outrance, quand il n'opte pas pour le côté provocateur et fauteur de trouble de sa personnalité. il ne sait pas trop ce qu'il veut ni où il va et, faute d'avoir un plan en tête, il se laisse porter par le courant. (groupe): raised by wolves. (avatar): harris dickinson.


i hear the secrets that you keep
(SI VOUS HABITEZ WINDMONT QUE PENSEZ VOUS DE LA VILLE ? A CONTRARIO SI VOUS ÊTES DE PASSAGE, QU'EST CE QUI A MOTIVÉ VOTRE CHOIX ?)
Windmont, cela fait la moitié de sa vie que Jax y vit. C’est devenu sa ville. Au départ, c’était un point sur une carte qu’il avait longuement cherché dans le vieil Atlas familial. Puis c’était devenu une réalité lorsque ses parents, sa sœur et lui sont venus s’y installer. Un décor très différent de sa ville natale et, en même temps, pas tant que ça. Un coin que Jax considère ‘perdu’ comme si sa famille ne pouvait envisager de déménager dans une grande ville, où l’anonymat serait garanti, où l’Arkansas ne serait plus qu’un lointain souvenir. Mais avec le temps, l’adolescent s’est fait à sa nouvelle maison, sa nouvelle école, ses nouveaux amis. Il ne peut vraiment prétendre être attaché à Windmont mais c’est à peu près le seul lieu qu’il connait et où, par extension, il se sent chez lui. Jax aspire autant à la déserter qu’il redoute la quitter. Car que ferait-il dans ce monde vaste où il ne sait pas comment s’intégrer ? Et puis, il ne se leurre pas. Au fond, il sait que s’il reste, c’est parce qu’il n’a pas le cran de partir, d’abandonner son tyran de père et sa sœur, encore adolescente. Il sait aussi qu’il y a un autre être qui le rattache à Windmont, qu’il le veuille ou non, et qu’il n’arrive pas à imaginer un monde où il n’aurait pas la possibilité de croiser ce petit visage d’ange déchu qu’il aimerait autant embrasser qu’étrangler.


(Quel est votre rapport quant aux potins ? Est ce que cela vous intéresse, ou vous êtes plus du genre discret?)
Les ragots et rumeurs, Jax les a en horreur. Surtout que certaines langues ne se sont pas gênées pour juger sa famille quand celle-ci est venue s’installer à Windmont. D’emblée, on prit son père pour ce qu’il était (un poivrot irascible et tyrannique) et avec ça, Jax pouvait encore vivre, même s’il ne supportait pas l’idée d’être vu comme une victime ambulante. Ce qu’il a bien moins accepté, par contre, c’est la façon dont sa mère, femme douce et réservée, fut mise à part, jamais incluse, jamais invitée par les autres mères lors de collectes caritatives. Même quand elle tomba malade, personne n’eut la décence de la soutenir un minimum et elle mourut quelques années après leur arrivée à Windmont. Quant à Skylar et son air continuellement vagabond, ses cheveux aux vents et ses vêtements élimés, elle passait pour une hippie sans le sou, pas plus apte à se faire des amies que sa mère (ou son frère, d’ailleurs). Alors Jax a décrété qu’il ne prêterait jamais attention aux rumeurs qui circulaient, il ne fut pas plus aimable avec celui qui était la risée du coin quand les gens s’acharnaient à lui trouver tous les défauts du monde, mais il ne se montra pas plus désagréable pour autant. Son comportement ne changea pas d’un pouce, avec personne. Quant à se faire tout petit pour être oublié, Jax ne sait pas le faire et agit donc avec ce masque de voyou inébranlable que les ragots n’effleurent même pas, comme s’ils n’existaient tout simplement pas.

----------

it's a lie i catch you everytime
La première fois qu’il vit le gamin, Jax avait quinze ans, l’autre neuf. Il avait accompagné son père dans la demeure des Rose où il officiait comme jardinier par intermittence. Si Jax avait eu son mot à dire, il aurait tout bonnement refusé mais la main brutale de son père s’était chargée de le faire obéir, assénant une claque bien sentie, juste sur l’oreille, juste de quoi faire chauffer les cartilages (et les joues) de l’adolescent. Sa mère venait de mourir d’un cancer, il était en révolte contre le monde entier, qu’il haïssait âprement, mais celle-ci s’arrêtait net dès qu’elle approchait des limites de la patience paternelle. Les soins relatifs dont sa mère avait bénéficié avaient coûté les yeux de la tête et, seul, leur père ne pourrait pas payer le loyer et les factures (et ses boissons quotidiennes). Résultat des courses : Jax Beauchamp avait été embauché comme saisonnier pour l’été, chez les Roses. Il n’y connaissait rien en fleurs et en plantes mais c’était bien le cadet des soucis de son patron de père et, bien malgré lui, il avait dû enfiler une salopette usée dont les bords lui remontaient déjà sur les chevilles car il dépassait son père d’une bonne tête. Quand son père avait rencontré son propre patron, il s’était transformé sous les yeux de son fils, devenant un homme poli dont le respect effrayé dégoulinait de chacun de ses mots. Jax n’avait pas pu s’empêcher de dévisager cet homme qui avait le don de rendre son père aussi inoffensif qu’un agneau, une lueur dédaigneuse dans son regard adolescent. Il se souvenait parfaitement avoir été pris d’un ressentiment profond qui aurait eu le loisir de s’enraciner en lui si un gamin maigrichon et moucheté de taches de rousseur n’avait pas surgi pour rejoindre le propriétaire des lieux. Jax avait posé les yeux sur le garnement mais n’avait pas eu le temps de s’y intéresser davantage : l’homme important avait mieux à faire que de converser avec le jardinier et, sur un hochement de tête bref et autoritaire, il avait pris congé de son employé et s’était éloigné d’un pas énergique, le garçon dans son sillage.

La première fois qu’il vit
vraiment le gamin, Jax avait vingt-et-un ans, l’autre quinze. Et il ne restait rien du garçonnet maigrichon entrevu des années plus tôt et qu’il n’avait plus croisé que par hasard, l’été, quand il devait aider son père au lieu d’aller zoner dans le centre. Jax s’était toujours soigneusement tenu à l’écart de la demeure majestueuse, préférant le couvert des arbres au fond de la propriété que les regards hautains des habitants qui évoluaient dans leur monde comme de grands seigneurs. C’était aussi un moyen d’éviter l’adolescente qui avait à peu près son âge et qui lui collait aux basques dès qu’elle apprenait qu’il était là. Il avait beau lui marmonner qu’il était là pour travailler, pas pour papoter, la demoiselle n’en faisait qu’à sa tête et le saoulait de paroles dont les trois quarts ne s’imprimaient pas dans la mémoire de l’assistant du jardinier. Il n’était pas dupe, il savait bien pourquoi elle s’empressait de le rejoindre, il remarquait bien ses minauderies et elle ne manquait pas d’un certain charme, il pouvait en convenir mais Jax savait à peu près depuis toujours que les filles ne l’intéressaient pas et il n’en avait eu que la confirmation quand il s’était mis à voir des mecs en cachette, des histoires qui ne menaient à rien mais qui assouvissaient un besoin primaire et lui permettaient d’échapper à la tension qui persistait à la maison. Cette fois-là, cependant, alors que son père l’avait envoyé chercher les pinces et sécateurs dans la camionnette, ce n’était pas Verdad qu’il avait croisée mais le gamin devenu adolescent et qui, en quelques mois, s’était littéralement métamorphosé, arborant un sourire conquérant et, à n’en pas douter, il était parfaitement conscient de son charme et de l’attraction qu’il provoquait invariablement chez tous ceux qu’il rencontrait. Jax compris. Le jeune homme était pourtant vite retombé sur ses pattes, une fois la surprise passée, et il avait arboré son masque impénétrable, feignant de ne même pas remarquer le jeune Brandon Rose qui se dirigeait vers la piscine. C’était tout juste s’il avait eu la politesse d’adresser un hochement de la tête à ce dernier pour le saluer et il était allé se réfugier derrière les portes grandes ouvertes de l’arrière du véhicule pour s’encombrer d’un matériel vétuste qu’il passerait son temps à nettoyer dans l’après-midi, il le savait pertinemment. Tout ça pendant qu’un petit coq prétentieux pataugeait dans sa mare et se dorait la pilule. Jax avait songé que le monde était décidément injuste mais pas autant qu’au moment où, invariablement, son regard s’était porté vers la piscine alors qu’il reprenait le chemin des jardins pour rejoindre son père. La piscine sur le bord de laquelle le garçon se tenait bien droit, les muscles tendus – et parfaits – avant de plonger gracieusement dans l’eau clair qui lui ouvrait les bras.

Cette fois, il en avait plus qu’assez et Jax le laissa échapper. Dès qu’il poussa un juron et rejeta la pelle que son père venait de lui fourrer dans les mains, il sut qu’il avait commis une erreur fatale mais il y avait trop de tension dans son corps pour présenter immédiatement ses excuses. Trop de tension ou de fierté égratignée, au choix. Mais il était trop tard pour faire marche arrière et quand son père se tourna lentement vers lui, avec cette attitude menaçante que Jax ne connaissait que trop bien, le jeune homme sentit un frisson d’effroi lui parcourir l’échine. Pour contrer la peur qui s’insinua en lui, Jax s’efforça de fixer son père dans les yeux, les poings serrés. Il était plus grand et plus fort que lui, merde ! songea-t-il. Pourquoi subissait-il encore les ordres de cet homme amoindri et aigri ?
- Tu veux répéter ? lui demanda son père, la voix rauque, ce qui ne présageait définitivement rien de bon.
- Je laisse tomber. C’est pas un job pour moi. J’en ai marre d’être ton larbin, répliqua-t-il, obéissant en répétant mot pour mot ce qu’il venait de lui dire.
Il en avait marre de se lever tôt pour aller foutre ses mains dans la terre, de s’user le dos à pelleter, à arroser des fleurs qui sentaient trop fort. Et à évoluer sur un terrain qui ne l’accueillait que comme un énième esclave, ce qu’il refusait d’être.
- Ah ouais ? C’est pas assez bien pour monsieur, c’est ça ? ricana son père. Qu’est-ce que tu crois que tu vas pouvoir faire de ta vie ? T’es complètement attardé, tu sais à peine lire. T’as bien de la chance que je t’embarque, tu serais pas foutu de te trouver un job. Mais j’vais te dire une chose, couillon : soit tu bosses et tu fermes ta grande gueule, soit tu te barres de chez moi et tu t’arrangeras comme tu veux. Mais faudra pas venir la queue entre les jambes quand t’auras rien à te mettre sous la dent et que tu dormiras à la rue !
Jax incendia son père du regard mais décida qu’il ne valait mieux pas foncer dans le piège, l’insulte étant trop évidente. Son père n’aspirait qu’à le faire péter un câble et il était hors de question qu’il lui offre ce plaisir. Alors il se contenta d’un haussement d’épaules, comme si cela ne lui faisait ni chaud ni froid d’être fichu à la rue et il amorçait un mouvement pour s’en aller quand son père, furieux, l’attrapa par le t-shirt et lui abattit le poing droit sur la figure. Un geste d’une violence inouïe qui étourdit Jax et pendant quelques secondes, il vit des étoiles lui danser devant les yeux alors qu’il sentait le goût de fer de son sang qui lui envahissait la bouche. S’était-il mordu la langue ? Avait-il une dent cassée ? Interloqué, Jax porta la main à son visage et une douleur aigüe lui traversa le corps quand ses doigts effleurèrent son nez cassé. Ça n’était pourtant pas la première fois que son père le battait mais d’habitude il avait bu, d’habitude il réservait le châtiment au secret de leur maison. Et Jax ne redouta même pas un nouvel assaut, comme son père s’éloignait déjà d’un pas raide, comme si le sujet était clos.
- Connard, gronda Jax avant de se pencher en avant, les mains sur les genoux, pour cracher le sang qui lui avait envahi la bouche.
Il glissa l’index et le pouce sur l’arrête de son nez et grimaça. Il allait encore avoir de la gueule, tiens ! Et une rage sournoise s’immisça dans ses veines. Une rage où se mêlaient la haine, le mépris et le dégoût de lui-même. Mais son père était parti et s’il s’imaginait qu’il allait rentrer dans les rangs, il se fourrait le doigt dans l’œil jusqu’au coude, pensa Jax qui cracha sa fureur au loin avant de se tourner pour prendre la direction de la camionnette.
Mais il fut arrêté dans son élan quand il croisa le regard tétanisé de Bran qui, à l’évidence, avait assisté à la querelle. Conscient du tableau qu’il offrait, pathétique et ensanglanté, Jax le fusilla du regard. Il ne lui avait jamais adressé plus d’une poignée de mots à la fois mais cette fois, il fut incapable d’extorquer quoi que ce soit à sa bouche souillée. Il espéra que la mise en garde était éloquente, que l’adolescent n’irait pas se frotter à lui alors qu’il était dans cet état de honte sauvage.
- Est-ce que… est-ce que ça va ?
Visiblement non. Au lieu de retourner à sa petite vie luisante de perfection, voilà que le gamin se demandait si ça allait. A ton avis, eut envie de lui cracher Jax mais il ne bougea pas d’un millimètre et observa plutôt la main tendue comme un chien méfiant le ferait, prêt à mordre si l’autre osait aller au bout de sa tentative. Oh, comme il se maudissait d’offrir ce spectacle à Brandon. Qu’allait-il lui inspirer maintenant ? De la pitié ? L’idée lui donna un frisson de colère et dès qu’il sentit la main du garçon sur son épaule, son sang ne fit qu’un tour et il s’empara du t-shirt – hors de prix, à n’en pas douter – de l’adolescent et le tira vers lui, le forçant à approcher plus qu’il n’était sage de le faire. Il se perdit une seconde de trop dans le regard hébété de l’imprudent et sentit une lave douloureuse lui envahir le corps. À ce moment précis, il haïssait autant ce petit crétin que son connard de père et il repoussa violemment le curieux.
- En plus d’être con, t’es aveugle ? Dégage ! éructa-t-il, conscient qu’il aggravait sûrement son cas si Bran allait se plaindre auprès de ses parents.
Non pas parce qu’il redoutait la sentence pour lui, puisqu’il était bien décidé à ne plus jamais remettre les pieds dans cette propriété, mais parce qu’il craignait que ça ait des répercussions sur l’emploi de son père. S’il le perdait, Jax ne donnait pas cher de sa peau. Mais il n’avait pas la tête froide et il ne pouvait pas s’excuser, pas alors que le sang lui battait les tempes et lui coulait sur le t-shirt, pas alors qu’il était mortifié et qu’il se détournait.
- Comme tu voudras.
Jax serra les poings et ne jeta un coup d’œil par-dessus son épaule que lorsqu’il devina la retraite de l’impudent. Il vit sa silhouette svelte disparaitre entre les branches basses des arbres pour retourner au confort de sa piscine privée. Il ferma les yeux, regrettant déjà sa réaction mais il opta pour la fuite plutôt que d’essayer de réparer quoi que ce soit.
- Petit merdeux, maugréa-t-il avant de quitter les lieux de la débâcle.
Il fit un détour pour ne pas approcher de la maison – et de la piscine – et sauta par-dessus une clôture. La camionnette, il ne pouvait pas la prendre alors il ne lui restait qu’à rentrer à pieds, ce qui lui permettrait peut-être de se remettre les idées en place.
Et d’envisager les rares possibilités qui s’offraient désormais à lui, maintenant qu’il n’avait plus de job. Et plus de foyer.


----------

when you're talkin' in your sleep
(pseudo/prénom): leelo wingo/olivia. (âge): aouch. (présence): assez constante. (avez vous pris un scénario?): non. (commentaires/suggestions): c'est bon de retrouver fs et ses dirty little secrets. credits: flashdelirium (avatar), gifs (tumblr).  

avatar
Jax Beauchamp

Messages : 77
Date d'inscription : 20/03/2018

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum